L’homme le plus riche de Babylone – G.S Clason

Bonjour cher lecteur conquérant,

Voici un livre qui m’a beaucoup suivi et apporté en matière de finance et de gestion d’argent. Comme tout entrepreneur, j’aime pouvoir contrôler mon budget et surtout voir que mon entreprise peut devenir la plus rentable possible.

Pour cela, rien de tel qu’un peu de lecture pour en apprendre plus sur le sujet. Je ne comptais pas m’attaquer à des manuels très complexes afin d’apprendre la gestion financière, au risque de voir ma patience diminuer et de me faire du bourrage de crâne, ce qui n’est absolument pas le but. Je pense tout de même en avoir un aperçu dans le Personal MBA, que je suis en train de lire mais pour l’instant, place au livre du jour au titre évocateur, “L’homme le plus riche de Babylone” de George Samuel Clason.

Photo by Jürg Kradolfer on Unsplash

L’AUTEUR

George Samuel Clason était un homme d’affaires américain, né le 7 novembre 1874 dans le Missouri.
Il publia le premier atlas routier des Etats-Unis et du Canada, mais il deviendra célèbre lors de la sortie de son premier récit sur l’économie et le succès financier en 1926.

LE LIVRE

L’homme le plus riche de Babylone est une série de contes, sous forme de paraboles. Dans chaque histoire, on retrouve des conseils, des principes qui nous apprennent à créer de la valeur, à comprendre l’argent et à le faire fructifier.
Nous découvrons en premier lieu l’histoire de Babylone, et notamment celle d’Arkad, l’homme qui apprit à acquérir de l’argent avec sept moyens simples et efficaces. Grâce à eux, il va devenir l’homme le plus riche de Babylone et prodiguer ses sages conseils à ceux qui le souhaitent.

ALORS QUELS SONT CES MOYENS ?

Le premier conte nous propose les sept moyens de remplir une bourse vide.
Dans l’histoire, le roi de Babylone demande à Arkad de transmettre son savoir à un groupe d’étudiants, un groupe d’hommes aux métiers différents, afin qu’ils apprennent comment gérer leur argent et générer du profit.

  • COMMENCER À GARNIR VOTRE BOURSE

Dans ce premier moyen, l’homme le plus riche de Babylone nous livre une vérité. Lorsque l’on gagne de l’argent, nous devons aussi payer de nombreuses choses. Taxes, marchandises, créanciers, nourriture … Tout ceci est déduit de notre bourse très rapidement. Mais avons-nous pensé à nous payer NOUS ? Cette vérité universelle est très simple mais peu de personnes la prenne en compte. Nous apprenons ici à savoir « à nous payer » c’est-à-dire à garder un dixième de ce que l’on gagne et le mettre de côté. À chaque rentrée d’argent. C’est donc un des meilleurs moyens de commencer à garnir sa bourse.

  • CONTRÔLER VOS DÉPENSES

Savez-vous faire la différence entre dépenses obligatoires et satisfaction des désirs personnels ?
Le deuxième moyen prodigué par Arkad est celui-ci : les dépenses, dites obligatoires, augmentent toujours en proportion avec nos revenus. Il ne faut donc pas confondre ces dépenses et nos désirs !
Lorsque l’on fait un achat personnel, l’astuce est d’apprécier 100% de la valeur de chaque pièce que l’on a dépensée. Établir un budget de dépenses obligatoires et ne pas toucher au dixième qui garnira votre bourse. Nous contrôlerons ainsi ce qui reste de notre revenu raisonnablement.

  • FAITES FRUCTIFIER VOTRE OR

Lorsque notre fortune s’accumule, nous pouvons trouver le moyen de la faire travailler. Arkad nous conseille l’investissement. Mais là encore, il y a des règles à respecter si l’on veut que cela soit profitable. Attention donc aux mauvais investissements, assurons-nous de laisser notre argent en toute sécurité. Il faut pouvoir gagner des intérêts sur le capital investi !

  • PROTÉGER VOS TRÉSORS CONTRE LA PERTE

Si nous voulons voir fructifier notre argent, nous l’avons vu, il nous faut pouvoir le garder dans notre bourse. Protéger son argent est important. Si notre investissement est sûr, il faut le sécuriser. Il nous faut dans ce cas toujours prendre connaissance des éventuels dangers. Arkad met en garde contre les charlatans et nous avise la consultation d’hommes sages qui connaissent le secteur et le marché sur le bout des doigts. De plus, et cela est primordial, il nous faut toujours nous assurer que notre argent pourra être « réclamé » au moment désiré.

  • FAITES DE VOTRE PROPRIÉTÉ UN INVESTISSEMENT RENTABLE.

L’homme le plus riche de Babylone nous adresse ce cinquième moyen. Posséder un terrain est un des investissements les plus sûrs. Lorsque nous disposons d’une partie raisonnable du montant estimé, nous pourrons emprunter le reste aisément. Une fois le terrain ou la maison entre nos mains, cela réduit considérablement le coût de la vie et donne une disponibilité non négligeable pour le reste des dépenses personnelles.

  • ASSUREZ-VOUS UN REVENU POUR L’AVENIR

Tout comme l’investissement vu plus haut, nous devons aussi investir pour nos vieux jours. Garder une bourse spéciale pour notre avenir est l’une des bases de la sécurité financière. Grâce à un dépôt régulier, cela produit des résultats profitables pour nous et pour notre famille.

  • AUGMENTEZ VOTRE HABILITÉ À ACQUÉRIR DES BIENS.

Arkad nous informe dans ce septième moyen, que l’on n’a rien sans rien. Ainsi, si l’on souhaite acquérir un bien, une valeur ou une connaissance afin de voir grimper notre rémunération, une seule chose est à mettre en place : se perfectionner. Notre désir de nous perfectionner doit précéder l’accomplissement. Il doit être fort et bien établi. Faire en sorte d’être un expert dans notre domaine, se concentrer sur notre travail augmente notre valeur et donc… nos biens monétaires !

« L’homme qui cherche à apprendre plus dans son métier sera largement récompensé. »

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LA CHANCE AU RENDEZ VOUS !!

Dans cette partie du livre, l’homme le plus riche de Babylone nous offre un sujet assez controversé. Faut-il croire en la chance ou bien la provoquer ? C’est que nous allons découvrir.

Afin d’attirer la chance il y a trois grands principes : le temps, la persévérance et le profit.

Mais comment faire ? Une seule chose est possible : l’action.

En interrogeant les hommes qui l’écoutent, Arkad s’aperçoit que beaucoup d’entre eux n’ont pas su saisir les occasions qui se présentaient à eux. Car c’est bien dans l’action que le facteur chance prend tout son sens !

« La chance attend et vient à l’homme qui saisit l’occasion »

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Nos expériences sont faites d’actions que nous avons su mettre en avant. Savoir se lancer lorsque nous pensons que le marché ou la demande est sage et tirer le meilleur parti quand une occasion se vient à nous. La chance, oui, mais c’est bien nous qui en mesurons la portée !
Ceux qui procrastinent n’acceptent pas cette occasion. Il ne faut donc pas rechercher la chance mais bien voir les opportunités qu’elle peut nous offrir.

LES CINQ LOIS DE L’OR SELON L’HOMME LE PLUS RICHE DE BABYLONE

Dans ce chapitre, nous découvrons les cinq lois de sagesse qui reprennent les éléments évoqués plus haut.

Les voici :

  1. L’or vient volontiers, en quantité toujours plus importante, à l’homme qui met de côté non moins du dixième de ses gains pour créer un bien en prévision de son avenir et celui de sa famille.
  2. L’or travaille avec diligence et rentabilité pour le sage possesseur qui lui trouve une utilisation profitable, se multipliant même comme les troupeaux dans les champs.
  3. L’or demeure sous la protection de son possesseur prudent qui l’investit selon les conseils des hommes sages.
  4. L’or échappe à l’homme qui investit sans but dans des entreprises avec lesquelles il n’est pas familiarisé ou qui ne sont pas approuvées par ceux qui s’y connaissent dans la façon de l’utiliser.
  5. L’or fuit l’homme qui le forcerait à rapporter d’impossibles gains, qui suivrait le conseil séduisant des fraudeurs et des trompeurs ou qui se fierait à sa propre inexpérience et à ses désirs romantiques d’investissement.

Pour le coup, tout est dit. La valeur de ces lois est indéniable, que l’on est vécu dans l’Antique Babylone ou bien au 21e siècle !

LE PRÊTEUR DE BABYLONE

Ici, nous apprenons les conseils d’un célèbre prêteur d’or de Babylone. Le prêteur est un homme sage qui pourrait s’apparenter à un banquier compétent. L’histoire porte sur l’emprunt et les dettes.
Nous découvrons ici comment fonctionne un « bon » emprunt et comment mettre en place les actions qui permettront de bien le rembourser.
Bien sûr il ne faut pas s’y prendre à la hâte, car nous devons avoir la confiance du prêteur pour cela. Avoir un projet solide et les expériences nécessaires peuvent apporter la sécurité que recherche celui qui le mettra en place !
Là encore, le conte nous exhorte à bien réfléchir et à mesurer les risques avant de nous lancer. Cette parabole nous permet d’avoir une vision simplifiée du fonctionnement d’une banque prêteuse d’or !

LES MURS DE BABYLONE

Ce nouveau chapitre nous parle d’assurance. L’assurance de protéger nos biens de tous pillages et d’ennemis. La signification de cette parabole est parlante. Apprenons à sécuriser nos biens afin de nous prémunir contre l’inattendu, susceptible de surgir à tout moment. Un conseil hautement vérifié et à appliquer à l’heure actuelle !!

LE MARCHAND DE CHAMEAUX

Combattons nos dettes. Dans cette partie, il est bien question de savoir si nous souhaitons être endettés ou si nous voulons, par nos actions (aussi difficiles soient-elles), mettre de l’orde dans nos dépenses.

Souhaitons-nous avoir l’âme d’un homme libre ou l’âme d’un esclave ?

Ce conte, très explicite nous soumet des solutions afin d’aller dans le bon sens en ce qui concerne l’argent. Nous pouvons tous un jour ou l’autre connaitre l’endettement. Faut-il pour autant être « esclave de l’argent »?
Grâce à de nouvelles visions, de nouveaux paradigmes, nous pouvons avec détermination trouver des moyens de s’en sortir. Ne jamais baisser les bras et apprendre de nos erreurs.

«  L’âme d’un homme libre regarde la vie comme une série de problèmes à résoudre… et les résout alors que l’âme d’un esclave gémit : « que puis-je faire moi, un simple esclave? » 

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LES TABLETTES D’ARGILE

Dans ce conte, il est question des différentes actions qu’un Babylonien mit en place afin de sortir de son endettement. Il les grava sur des tablettes d’argile afin de chacun puisse connaitre son histoire et comprendre que, grâce à l’action et à la persévérance, on peut retrouver le chemin de la bonne gestion financière.

LE PLUS CHANCEUX DES BABYLONIENS

Nous voici rendu à la fin de ce livre. Dans ce dernier chapitre, nous trouvons également un principe phare de ce livre. Et c’est bien le travail qui est évoqué. Effectivement, nous n’avons rien sans rien.Travailler à faire fructifier notre argent demande de la rigueur et des actions ciblées. Sans être un esclave nous pouvons avoir la liberté de choisir ce que nous faisons de notre bourse.
Le travail bien fait, des actions et la persévérance nous mèneront au succès.

MON AVIS SUR CE LIVRE

Bien que certains principes soient répétés au fur et à mesure de notre lecture, il en n’est pas moins évident que ce livre est très bien construit. Les méthodologies sont simples et efficaces, les explications claires et précises. Le fait d’avoir amené ces questions sur la gestion financière grâce à des contes est vraiment une idée de génie. Tous ces principes, nous les connaissons, ou nous les avons exploités un jour ou l’autre. Les relire nous permet de nous rafraichir la mémoire et nous remettre sur le droit chemin lorsque nous sommes en difficultés. Une autre idée importante pour moi, le positivisme de ce livre qui en fait sa force est incontestable. Nous pouvons, quelque soit le problème, toujours trouver une solution.
L’homme le plus riche de Babylone est un livre intemporel et complètement orienté vers l’entrepreneuriat.

À découvrir donc et surtout, à appliquer !

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