LA CULPABILITÉ DE L’ENTREPRENEUR

Bonjour à tous !

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur ce blog. Le temps passe à une vitesse éclair et je prends plus le soin de m’occuper de mon activité de rédactrice web.
Gérer une entreprise n’est pas toujours chose facile. On aimerait avoir plus de possibilités tout en tempérant l’impatience qui n’est jamais très loin. Vous voyez celle dont je veux parler ?

Alors aujourd’hui, j’aimerais vous parler de culpabilité. Si vous êtes comme moi à tout donner pour votre entreprise avec une tendance à vous oublier un peu, j’espère pouvoir vous rassurer… Vous n’êtes pas seuls.

Photo by Thomas Martinsen on Unsplash

Pour voir notre entreprise grandir, nous voudrions que les actions que nous avons mises en place soient tout de suite profitables. Nous nous exaspérons de voir le temps que peuvent prendre de telles dispositions et nous nous disons que, tant qu’à faire, autant tout donner ici et maintenant. Pour ma part, j’ai parfois tellement la tête dans le guidon que je ne prends même pas conscience que j’en fais trop. Et là, il est généralement trop tard. Lorsque je veux m’arrêter, je culpabilise, car il reste tellement à faire. C’est un cercle vicieux.

STOP À LA CULPABILITÉ

J’ai compris récemment, suite à un gros coup de fatigue, que le burn-out de l’entrepreneur est bien réel. Au-delà de ceux qui pensent que, lorsque vous n’avez pas de client, c’est la fête à la maison, il y a bien un travail de fond à effectuer. Et c’est bien celui-là le plus fatigant.
Un entrepreneur, moi y compris, est quelqu’un qui a une passion et qui souhaite la rendre viable et la partager au plus grand nombre. Produits, services, nous avons tous envie de voir ce que nous avons créé prendre son essor. Mon métier est ma passion. Néanmoins, un piège nous guette : celui de ne plus savoir distinguer le travail de cette passion.

Je vous parle de culpabilité, car pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait tout faire le plus vite possible pour avancer…le plus vite possible. Je ne suis certainement pas la première à qui cela arrive. Bien que mes actions soient concrètes et adaptées, je n’en voyais pas les résultats (rapides). Je continuais, je m’épuisais, traînant ainsi cette faute de ne «rien » faire, quand je m’obligeais à me reposer. J’avais cette conviction que, si je lâchais du lest, j’allais oublier un détail important. J’ angoissais de devoir m’arrêter et je m’accusais de ne pas pendre soin de moi.

Puis un jour, je me suis rendu compte que passer deux mois, je n’avais fait quasiment QUE travailler. Ba oui, avec trois sites internet, préparations des articles, travaux pour les clients, associations, réseautage et j’en passe, il restait plus qu’une minuscule petite place pour moi et mes projets personnels. Résultat : des décisions dispersées, une pression fantôme et une envie de tout laisser aller. Le tout cumulé avec une grande fatigue mentale.

À bout, j’ai attendu que mon corps tire la sonnette d’alarme pour me dire d’arrêter. Ce n’était certes pas très grave, mais il aurait fallu ne pas en arriver là. Cela m’a permis de dire STOP.

TROUVER SON ÉQUILIBRE

Photo by Christophe Hautier on Unsplash

Notons que lorsque nous étions salarié(e)s, sans trop d’obligations et de responsabilités, nous avions droit à deux jours de repos par semaine, plus des vacances. Il était plus simple pour nous de « décrocher » du boulot et de penser à autre chose. Dans le monde de l’entrepreneuriat, on ne vit que pour cela. On rêve aux actions que l’on pourrait mettre en place, on se lève la tête remplie d’idées, on fait sa comptabilité le dimanche (oui, j’avoue…), on essaye de gérer son temps comme on peut.
« ouiiiii c’est super, tu as de la chance », diraient certains.
Oui et Non.
Créer ou gérer son entreprise, c’est être toujours sur le qui-vive. À l’affût de la moindre opportunité qui pourrait élever nos engagements, notre activité. Une soirée ? Super ! On parle boulot, on explique (parfois tant bien que mal) pourquoi nous sommes devenus entrepreneur, on sort ses cartes de visite. C’est le jeu ! Et nous avons raison de nous y embarquer. C’est aussi pour cela que j’adore chaque facette de la gestion de mon entreprise.

Le piège, vous vous souvenez ?

Alors quand on s’octroie un moment à nous, il est difficile de penser à autre chose. Je travaille sur ordinateur et je vous assure que lorsque je veux prendre un peu de temps pour moi, chez moi… C’est impossible. Il faut toujours que je fasse des recherches, que j’exécute quelques tâches par-ci, par-là… Bref, je ne décroche pas.

Le petit coup de pied aux fesses que mon corps m’a donné, m’a fait comprendre que, pour bien travailler, il faut savoir déculpabiliser et trouver un bon équilibre.
Ne pas attendre les résultats est la clef. S’ils doivent arriver, ils arriveront. Nous aurons tout le temps de relancer si besoin et de voir là où l’on a potentiellement échoué. Avec une bonne stratégie, nous pourrons l’esprit clair, rediriger nos actions dans un autre sens.

L’équilibre étant de faire la coupure entre la vie personnelle et le travail. Il est évident que pour certains, c’est une chose facile. Pour moi, même en sachant tout cela, c’est toujours un peu dur à appliquer. Mais j’y travaille. J’essaye surtout de ne pas paniquer si je ne fais rien. Car dans cet espace, on l’oublie souvent, il se passe forcément quelque chose !

L’objectif est de chercher ce que l’on pourrait faire pour totalement vider son esprit du travail. Le mien se passe chez moi, ou en co-working. J’ai donc décidé de faire une liste de moments sympas qui me feraient plaisir et ce, en sortant totalement de ce cadre habituel. Je me suis aussi résolue à me prendre l’équivalent de deux jours par semaine et des mini vacances quand je le peux. Il est difficile de prendre deux jours complets à la suite, ayant des rendez-vous distillés sur toute la semaine.
Cela ne me pose pas de problèmes. C’est devenu une priorité pour que je puisse me reposer et m’aérer l’esprit.

Sortir de chez moi me fait un bien fou. Cela repose mes yeux, l’air me donne de l’énergie. Et des idées ! Ainsi, à la reprise, je suis plus zen et plus disposée à agir.
Voyez comme Charles Ingalls doit avoir de la patience pour voir ses récoltes grandir. Et bien, pour nous, c’est pareil. La prospection, le suivi des sites, le temps consacré au réseautage sont certes des moments parfois laborieux, nous pouvons apprécier ensuite le temps des récoltes.

SAVOIR PRENDRE SOIN DE SOI

Je l’ai remarqué, prendre soin de moi sans culpabiliser, me permet d’avancer beaucoup plus vite. Car c’est effectivement une fausse croyance de devoir se surcharger de travail pour se prouver que l’on fait bien les choses. Un travail rythmé, ponctué d’instants de plaisir est primordial pour un entrepreneur. Il n’y a pas de raison de nous flageller lorsque les choses ne sont pas faites à la seconde.
Il est intéressant de revoir nos priorités, comme dans le livre de Sephen Covey. Où sinon revoir notre organisation avec la 25e heure.

Appliquer les principes de ceux qui sont déjà passés par là nous remet en question et nous permet de nous diriger sur des solutions plus adaptées. Chacun est libre de son emploi du temps.
Il faut simplement savoir nous arrêter et voir au-delà de notre entreprise. C’est comme cela que nous la ferons avancer. Pas épuisés, mais avec l’énergie de notre passion, celle qui nous tient aux tripes, celle qui donne l’envie de persévérer.

Alors, sortons, vivons et avançons de la meilleure façon possible, en fonction de nos valeurs et de notre vision. Sans nous mettre de côté !

Et vous, êtes vous un entrepreneur qui culpabilise ? Que planifiez-vous pour prendre du temps pour vous ?

Partager l'article :
  •